Editeur de l’ombre, j’aime cette image ! Quand vous visitez un salon, il y a les éditeurs de la lumière, ils ont les meilleures places. Il y a aussi les éditeurs de l’ombre. En France, nous sommes plus de 9.000 ! Ceux là vous aurez du mal à les trouver ! Ils sont souvent au fond d’une allée, mal éclairée. A vous mesdames messieurs de découvrir si nos auteurs ne méritent pas pour une fois d’être mis en lumière. Editeur Indépendant, je considère que l'éditeur est au livre ce que l'architecte est à l'urbanisme, et qu'il ne faut pas reprocher aux auteurs d'être mauvais s'ils sont mal accompagnés. Je suis probablement militant, mais je n’aime pas le terme que je ressens trop réducteur de liberté. N'ayant jamais appartenu à aucun parti ni à aucun syndicat, j’aime choisir au gré de mes humeurs : le vent d’Ouest pour m’apporter la pluie, celui du Sud pour faire la sieste sous les arbres de mon jardin, le vent d’Est pour les longues soirées d’hiver devant ma cheminée et celui du Nord pour son blanc manteau neigeux .
Noufel Bouzeboudja est né le 28 octobre 1981 à Tizi Ghenif, région située à environs 55 kilomètres de la ville de Tizi Ouzou, en Kabylie. De père et de mère enseignants.
Pendant ses études universitaires il découvre sa passion pour la lecture et l’écriture. Avec les livres de : Feraoun, Djaout, Mammeri, Dib, Ben Djeloun, Kateb, qui l’ont beaucoup impressionné par leur volonté de se frayer une identité littéraire unique, marquée par tant de déchirements et de frustrations. Il a participé à plusieurs récitals dans son pays et ce en plusieurs langues puisqu’il écrit aussi bien en Français, qu’en Tamazight, en Arabe et en Anglais il était toujours moyen dans ses études. C’est au lycée qu’il développa une passion pour la poésie.