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Amar Mezdad Imprimer Email

Il fait l’unanimité. Demandez à n’importe quel universitaire spécialisé dans la littérature kabyle ou à n’importe quel écrivain ou lecteur, qui est le meilleur romancier d’expression amazighe, la réponse sera sans l’ombre d’un doute : Amar Mezdad.

En plus d’être l’écrivain qui manie le mieux la plume en tamazight, Amar Mezdad est également l’écrivain de la même langue qui écrit et édite le plus de livres. Deux (entre romans ou recueil de nouvelles) toutes les deux à trois années. Un véritable exploit quand on sait combien il est difficile de noircir une page blanche rien qu’à partir de son propre imaginaire et sans aucune matière de base comme c’est le cas quand il s’agit d’essais ou de témoignages.

Amar Mezdad qui a, jusque-là, écrit, exclusivement, en tamazight, vient de rebondir en traduisant l’un de ses livres en langue française. Amar Mezdad vient, en effet, de mettre sur le marché son recueil de nouvelles, intitulé « Tughalin ». Le livre en français porte le même titre : « Le retour ». Des universitaires connus dans le domaine amazigh ont prêté main forte à l’auteur dans le travail de traduction de ses textes littéraires d’une rare beauté et d’une authenticité certaine.

C’est la première fois que l’un des livres d’Amar Mezdad, qui a toujours écrit en tamazight, est traduit en langue française. Le dernier roman écrit et publié par cette référence dans l’écriture littéraire amazighe, est le livre intitulé « Yiwen wass deg tefsut ». Ce roman a été publié en 2015. Avant cela, Amar Mezdad avait publié de nombreux autres romans et recueils de nouvelles comme : « Tettdilid ur d tkeccem », « Ass-nni », « Tughalin », « Tagrest Urghu », « Id d was », « Tafunast igujilen », etc.

 
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Tughalin Imprimer Email

Les thèmes traités sont variés. Ils sont relatifs à diverses situations liées directement à nos traditions. Le romancier évoque la découverte du bonheur dans l’exil forcé de certains, jusqu’au regret qui surgit chez d’autres sans, toutefois, oublier les remords qui serinent dans les fins fond de la mémoire au point de se sentir coupable.

La lecture du roman nous invite à traverser les pensées des temps anciens et modernes. Il évoque divers évènements qui ont marqué la vie. Néanmoins l’idée principale du roman, comme le titre l’indique et qui revient dans la majorité des nouvelles, est le retour aux sources, au sens général du terme.

Le recueil de nouvelles "Tughalin" est garni de phrases simples puisées dans la langue kabyle enrichies quelquefois de mots en voie de disparition que l’auteur se donne le devoir de sauver. Avec un style dithyrambique, Aâmar Mezdad a su comment dynamiser la musique de la langue kabyle. Il nous fait découvrir ses richesses d’expression non exploitées ou tout simplement ignorées par les générations montantes. Ainsi, l’auteur nous invite à goûter à l’ancien pour mieux prévoir l’avenir. Pour exprimer cette pensée malheureuse de cet homme qui est aux portes de la mort, il écrit "un pied sur terre, l’autre au-dessous". Ou cette manière d’imager la liberté "comme une brebis qui se dégage de sa corde". Ou encore cet appel de nostalgie "aucune oreille ne résiste à l’appel du pays". Le romancier parle de nos traditions ancestrales d’hospitalité qui honorent les Kabyles. Il nous présente ce caractère généreux du Kabyle qui consiste à accueillir celui qui demande l’hospitalité sans se poser de question "on ne doit pas chercher d’où il vient, ni où il se dirige. Celui qui est rattrapé par la nuit, nous lui offrons l’hospitalité et il devient un membre de la famille".

Le sentiment dégagé dans ce recueil est accaparé par le côté relationnel entre les anciennes et nouvelles générations. Dans son rôle dans la société kabyle, la femme est décrite pleine de tendresse, prête à affronter n’importe quelle situation, qu’elle soit jeune ou âgée. Comme c’est le cas de cette fiancée qui perd son futur mari. Elle doit garder ses souffrances uniquement pour elle "même si la fiancée est touchée par ce décès, elle ne doit montrer aucun signe de faiblesse".

Dans le roman, le spleen s’est emparé de la grande part. Les premiers personnages des trois premières nouvelles meurent à la fin de la nouvelle. Sinon l’émotion joyeuse est traitée en flash. Le style employé est accessible à tous ceux qui connaissent le Kabyle.

Le recueil de nouvelles "Tughalin" nous concentre sur ce dialogue entre un scientifique et un ancien et vieil émigré qui revient en Kabylie après avoir sillonné beaucoup de pays à travers le monde. Il met en affront deux réflexions, celle d’un jeune interne et d’un ancien. L’auteur nous apprend que les meilleures leçons sont celles que nous apprenons dans la philosophie de la vie. Dans la nouvelle "Inebgi", on détecte les remords que cet ancien moudjahid garde envers ses ancien(ne)s ami(e)s de lutte qui ont sacrifié leur jeunesse pour que l’Algérie profite de jours meilleurs. C’est le cas de cette vielle qui a servi et vécu uniquement pour que la cause humanitaire soit prospère. Elle a partagé, comme à l’accoutumée dans la société kabyle, tout ce qu’elle possède pour que l’invité se sente à l’aise.

A travers ces nouvelles écrites avec un style pamphlétaire, Aâmar Mezdad nous fait traverser le vécu en bonheur ou en malheur des habitants des villages de la Kabylie.

Prix  TTC  : 9,50 €

EXPEDITION SANS FRAIS MONDE E
 
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Le Retour Imprimer Email

Les thèmes traités sont variés. Ils sont relatifs à diverses situations liées directement à nos traditions. Le romancier évoque la découverte du bonheur dans l’exil forcé de certains, jusqu’au regret qui surgit chez d’autres sans, toutefois, oublier les remords qui serinent dans les fins fond de la mémoire au point de se sentir coupable.

La lecture du roman nous invite à traverser les pensées des temps anciens et modernes. Il évoque divers évènements qui ont marqué la vie. Néanmoins l’idée principale du roman, comme le titre l’indique et qui revient dans la majorité des nouvelles, est le retour aux sources, au sens général du terme.

Le recueil de nouvelles "Le Retour " est garni de phrases simples puisées dans la langue kabyle enrichies quelquefois de mots en voie de disparition que l’auteur se donne le devoir de sauver. Avec un style dithyrambique, Aâmar Mezdad a su comment dynamiser la musique de la langue kabyle. Il nous fait découvrir ses richesses d’expression non exploitées ou tout simplement ignorées par les générations montantes. Ainsi, l’auteur nous invite à goûter à l’ancien pour mieux prévoir l’avenir. Pour exprimer cette pensée malheureuse de cet homme qui est aux portes de la mort, il écrit "un pied sur terre, l’autre au-dessous". Ou cette manière d’imager la liberté "comme une brebis qui se dégage de sa corde". Ou encore cet appel de nostalgie "aucune oreille ne résiste à l’appel du pays". Le romancier parle de nos traditions ancestrales d’hospitalité qui honorent les Kabyles. Il nous présente ce caractère généreux du Kabyle qui consiste à accueillir celui qui demande l’hospitalité sans se poser de question "on ne doit pas chercher d’où il vient, ni où il se dirige. Celui qui est rattrapé par la nuit, nous lui offrons l’hospitalité et il devient un membre de la famille".

Le sentiment dégagé dans ce recueil est accaparé par le côté relationnel entre les anciennes et nouvelles générations. Dans son rôle dans la société kabyle, la femme est décrite pleine de tendresse, prête à affronter n’importe quelle situation, qu’elle soit jeune ou âgée. Comme c’est le cas de cette fiancée qui perd son futur mari. Elle doit garder ses souffrances uniquement pour elle "même si la fiancée est touchée par ce décès, elle ne doit montrer aucun signe de faiblesse".

Dans le roman, le spleen s’est emparé de la grande part. Les premiers personnages des trois premières nouvelles meurent à la fin de la nouvelle. Sinon l’émotion joyeuse est traitée en flash. Le style employé est accessible à tous ceux qui connaissent le Kabyle.

Le recueil de nouvelles " Le Retour" nous concentre sur ce dialogue entre un scientifique et un ancien et vieil émigré qui revient en Kabylie après avoir sillonné beaucoup de pays à travers le monde. Il met en affront deux réflexions, celle d’un jeune interne et d’un ancien. L’auteur nous apprend que les meilleures leçons sont celles que nous apprenons dans la philosophie de la vie. Dans la nouvelle "Inebgi", on détecte les remords que cet ancien moudjahid garde envers ses ancien(ne)s ami(e)s de lutte qui ont sacrifié leur jeunesse pour que l’Algérie profite de jours meilleurs. C’est le cas de cette vielle qui a servi et vécu uniquement pour que la cause humanitaire soit prospère. Elle a partagé, comme à l’accoutumée dans la société kabyle, tout ce qu’elle possède pour que l’invité se sente à l’aise.

A travers ces nouvelles écrites avec un style pamphlétaire, Aâmar Mezdad nous fait traverser le vécu en bonheur ou en malheur des habitants des villages de la Kabylie.

PRIX  TTC  9,50 €

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