Tamedyazt n Aɛmer d tamedyazt n tafat i d-iflalin seg wussan-nni
n tillas. Di tallit-nni n ṭṭrad ger tayri d uɣurru. Tallit-nni nerra ass-a ɣer
deffir tuyat akken ad tt-nettu, imi nuggad ad nefk udem i tidett. Aɛmer
ismekti-yaɣ-d tayri-nni nugi ad nwali, nekkni nettnadi fell-as asmi nɣuc
iman-nneɣ asmi nɣuc tameddurt nneɣ. Tayri n tudert, tayri n umdan, tayri
n tidet, tayri n temlel, tayri n tezdeg. D tayriwin-a i ɣef nesberber nekkni
i ɣef yezwi umedyaz takka.
Baudelaire a écrit un jour, qu'il transformait la boue en or; il en est ainsi de la
poésie d'Amar GACEM, dont les rayons lumineux sont les rescapés des nuits
noires de l'affrontement entre l'amour et la tromperie. Cette période qui se trouva
reléguée dans le brouillard de l'oubli, comme une page que nous ne voulons pas
lire, mais oublier. Le poète est celui qui refuse l'oubli, aussi il nous invite à regarder
dans les yeux une partie de ce qui fait notre vérité, une vérité unie à l'amour et à
la recherche duquel nous ne mimes nulle passion. S'il y a une chose, nous dit Amar
GACEM, que nous n'avions pas su construire, c'est bien l'amour, ce viatique vers
l'autre, ce pont vers l'harmonie, ce petit pas que nous attendons et qui nous attend partout où l'homme rêve de bâtir une maison que la bêtise abhorrerait.
Salem ZENIA
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