Contrairement aux habitudes selon lesquelles l’auteur propose son manuscrit à une maison d’édition, ce livre est l’aboutissement d’une réflexion d’un éditeur lorsd’une nuit de couvre-feu en janvier 2011, en Tunisie. C’est ainsi que, dès le 27 janvier, nous avons pris l’initiative de chercher un auteur susceptible d’écrire ce livre rapidement.Parcours chaotique, à une époque où les auteurs du «dedans» avaient été soumis à la censure, ce projet était bien accueilli, mais on sentait bien que les interlocuteurs tunisiens n’étaient pas prêts à parler librement de leur pays.
Notre souhait étant de n’être qu’une plateforme au service de la révolution tunisienne, et surtout pas de participer à la sortie d’un nouveau livre écrit par des étrangers, nous avons décidé de réaliser cet essai avec plusieurs auteurs tunisiens, en leur donnant une première chance d’écrire.
Un groupe d’écriture s’est alors mis en place réunissant deux auteurs principaux Oussama KHALFAOUI et Najeh MISSAOUI. Avec l’apport de 14 contributeurs et de 120 photos, " DEGAGE DEGAGE DEGAGE, Ils ont dit DEGAGE " a été commercialisé en Tunisie et dans le monde entier à partir de juin 2011.
En trois parties, le lecteur va découvrir l’audace et le talent de ces nouveaux auteurs qui revisitent le paysage géo-politique tunisien des 50 dernières années, dans un parler vrai impensable il y a seulement 150 jours.On découvre ces acteurs de l’ombre et de la lumière qui de Bourguiba à Ben Ali sont toujours en place. Le coup d’état médical qui a permis à ZABA de prendre le pouvoir, l’attitude des occidentaux , tout est expliqué pour permettre au lecteur de mieux comprendre ce qui déclencha l’étincelle du 17 décembre 2010.
Dans la deuxième partie de cet essai, les auteurs nous entrainent sur les pas des révolutionnaires, l’immolation d'Abdessalam Trimeche à Monastir qui n’a pas eu le même effet détonateur près des foules que celle de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid le 17 décembre. Toutes les villes meurtries de Redeyef en 2008 à Tunis font l’objet d’une analyse où rien n’est occulté : de l’attitude des gouverneurs, des délégués, de la police, de l’armée, de la pratique de la torture.Et aussi le rôle des internautes et la vie des médias sous Ben Ali,
Enfin la troisième partie est à l’image de ceux qui ont écrit ce livre, un constat que la Tunisie de demain ne sera pas une reproduction de celle des années post indépendantistes, qu’il sera possible de s’exprimer en ayant des convictions différentes, dans un seul but : construire un monde meilleur où les pauvres et les intellectuels au chômage seront pris en compte par une classe politique complètement renouvelée et melting pote, à l’image de ce peuple héritier d’un patrimoine plusieurs fois millénaire, dont la majorité ne souhaite que s’enrichir à travers les différences.
Un mémorial reprend aussi les noms des 170 martyrs connus, afin que nul n’oublie.
Découvrez quelques pages de ce livre :
top of page

19,50 €Prix
Taxe Incluse |
bottom of page

