Les « Divagations », composées de proses et de poèmes que l’auteur ( Mhamed Hassani ) qualifie de « prosèmes » sont nées de l’euphorie de l’après « Octobre 1988 », cette bourrasque qui a libéré toutes les énergies du bien et du mal, pour déferler sur une Algérie prise en otage par ses libérateurs.
Cette euphorie est allée en se désintégrant. Le droit à la liberté englobe-t-il la liberté de tuer au nom d’une illusion, d’une idée ou d’une religion? « J’ai survécu à toutes les tentatives d’assassinat civilisé en usant de mes réserves de primitif »
À travers des séances d’écriture, le poète s’emmêle dans sa culture ancestrale ( Berbère ) qui cherche, elle aussi, sa part de modernité dans un monde où les êtres humains sont pressés d’arriver. « Quand je pense à toutes ces années d’usure, je ne peux que redoubler de lucidité dans ma folie enregistrée auprès de tous les services d’ordre ».
Pressés pour aller vers où ? Le poète s’aventure dans un futur probable où la forme se libère de l’enjeu. « Ni roi ni reine ; un couple d’asexués bouclera le cycle humain et la machine prendra la relève jusqu’au retour promis… ».
Mhamed Hassani est né à Aokas en Kabylie maritime sur le littoral-est de Bgayet, Bougie) en Algérie. Poète et dramaturge, il a commencé à écrire dans les années
soixante dix.
Il a écrit et monté sa première pièce de théâtre en 1978 et diffusé son premier recueil de poésie berbère « Ili » en 1981. En 1989 il édite sa plaquette de poésie « ARU ! » et en 2011 il réédite « Ili ! » Alors qu’un de ses textes dramatiques « la maison de Tiche », primé à plusieurs concours d’écriture, a été produit par le théâtre public de sa ville de résidence ( Bgayet- Bejaia ), la même année.
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