|
Écrit par SEFRABER
|
 MOHAMED ZEGGANE | Mohamed ZEGGANE est né en 1955 à Mechrek, un village perché dans la montagne, non loin des Ouacifs, en Kabylie (Tizi ouzou). Ce féru de littérature française et de la chanson à texte, oeuvre, depuis toujours, pour l'amélioration de l'enseignement de la langue de Molière, d'abord en tant que professeur de 1976 à 1995 et Inspecteur de l'Enseignement fondamental de 1995 à 2007. Il est aujourd'hui Inspecteur de l'Education Nationale. Usant du "butin de guerre", il nous livre, dans un premier roman, tout un pan de la vie de son héros dans l'Algérie d'après-guerre.
Son premier roman " Le Quart de Siècle"Est le récit tourmenté de la vie d’un enfant : « HUM » , fils de “ Chahid ” - martyr au nom de Dieu et de la nation - , qui a donné sa vie à l’Algérie, convaincu quelle permettrait au peuple souverain de savourer les fruits de la liberté recouvrée. Convaincu que, par son sacrifice, les veuves, les enfants et les parents de martyr ne manqueraient de rien. “HUM” nous donne, sans concession une vision des 25 premières années après l’indépendance de l’Algérie. Il grandit avec les mêmes richesses qu’il a puisées dans les drames de son enfance et les quelques joies familiales.
Son ouverture aux cultures de l’occident est très bien narrée , sa découverte de l’amour est parfaitement décrite.
On ne peut pas rester insensible à l’attachement de cet enfant aux valeurs familiales qui sont la richesse des peuples Berbères. L’auteur nous plonge dans des descriptions qui sont une évocation picturale puissante des moeurs de l’époque, dans un style littéraire et fluide. “ Qu’elles étaient belles les soirées passées derrière le métier à tisser ! Les femmes se transformaient complètement. Leur savoir-faire était immense. Comme l’ensemble d’un orchestre symphonique, elles exécutaient une véritable partition. Elles tiraient, de leurs doigts longs et fragiles de fées, les fils du métier, de la même manière que la Muse Euterpe, déesse de la musique, tirait sur les cordes de sa superbe lyre. Et, comme par ravissement, on croyait entendre sortir de leurs mains d’artistes, un son dont la musicalité caressait les sens et invitait au voyage.”
|
|