Editeur de l’ombre, j’aime cette image ! Quand vous visitez un salon, il y a les éditeurs de la lumière, ils ont les meilleures places. Il y a aussi les éditeurs de l’ombre. En France, nous sommes plus de 9.000 ! Ceux là vous aurez du mal à les trouver ! Ils sont souvent au fond d’une allée, mal éclairée. A vous mesdames messieurs de découvrir si nos auteurs ne méritent pas pour une fois d’être mis en lumière. Editeur Indépendant, je considère que l'éditeur est au livre ce que l'architecte est à l'urbanisme, et qu'il ne faut pas reprocher aux auteurs d'être mauvais s'ils sont mal accompagnés. Je suis probablement militant, mais je n’aime pas le terme que je ressens trop réducteur de liberté. N'ayant jamais appartenu à aucun parti ni à aucun syndicat, j’aime choisir au gré de mes humeurs : le vent d’Ouest pour m’apporter la pluie, celui du Sud pour faire la sieste sous les arbres de mon jardin, le vent d’Est pour les longues soirées d’hiver devant ma cheminée et celui du Nord pour son blanc manteau neigeux .
Cette jeune poète n'a que 21 ans, étudiante à la Sorbonne, elle se prépare au journalisme. Son premier recueil de poésie sera aussi le premier ouvrage écrit par une poète française traduit en Tamazight.
Ses 57 poèmes , d'un lyrisme certain, et d'une fraîcheur en parfaite symbiose avec son âge et même au delà, sont un baume au coeur, une invite à l'enchantement, une caresse dont on ne se rassasie jamais. Dans son adaptation en Tamazight, Hamid Aït Slimane a tenu compte de la personnalité de l’auteur, en donnant la version la plus subtile, en cherchant à transposer la sensibilité si raffinée qui transpire dans l’ oeuvre envoutante d’Emma POIRRET.
A les lire ( on pourrait dire à s'enivrer) on est tout de suite frappé par la beauté des textes, l 'agencement des mots qui se soutiennent à merveille et surtout par la puissance du verbe et sa portée plus que révélatrice de la maturité de son auteur. L'amour chanté par sa plume, devient alors autre chose ! Il prend sens de symbole et confère à lêtre humain une dimension que les dieux eux mêmes ne peuvent acquérir.